accompagner ses enfants

Bonjour à tous et à toutes !
Vous, lecteurs de ce blog dédié à l’autohypnose, vous êtes nombreux à avoir des enfants, des petits comme des grands ! Parfois, ils rencontrent des difficultés et vous aimeriez bien avoir quelques clés pour les aider ! Puisque l’autohypnose est une boîte à outils qui contient des méthodes simples, vous pouvez montrer à vos enfants comment se servir de certaines d’entre elles.
Déjà, ils partent avec 2 gros avantages comparé aux adultes :
– Ils ont beaucoup d’imagination,
– Les enfants ont beaucoup moins de jugements et de croyances limitantes.
Voici quelques informations utiles pour accompagner ses enfants :

Une imagination développée chez les jeunes

Les jeunes enfants sont en apprentissage de la vie. À chaque nouvelle apprise, des liens se font automatiquement. Ainsi, prenons l’exemple d’une chaise en bois. Lorsque nous étions petits, il nous a été expliqué, ou on a compris à quoi servait une chaise. Par association dans notre cerveau, lorsque nous avons vu pour la première fois un tabouret, un banc ou une chaise en plastique arrondie et colorée, nous avons immédiatement fait le lien avec l’utilité d’une chaise en bois. Et, nous avons compris que ces objets servent aussi à s’asseoir. Il n’a pas été nécessaire de nous ré-expliquer l’utilisation d’un banc ou d’un tabouret.
Notre tête fait ainsi des associations. De nouvelles associations se créent en permanence dès que l’on découvre de nouvelles choses. C’est ce phénomène qu’on nomme l’amorçage dans les mécanismes de mémorisation.

Les jeunes enfants sont ainsi de véritables éponges pour apprendre. Et, l’autohypnose est aussi un apprentissage. Elle consiste à apprendre au cerveau un mode de fonctionnement qui convient beaucoup mieux que celui qui était en place (angoisses, pipi au lit, etc) et à déclencher automatiquement ce nouveau comportement ou réglage émotionnel.
De plus, les neurosciences et les sciences cognitives s’intéressent de plus en plus à l’imagination et à tout ce qu’elle met en mouvement à l’intérieur. Par exemple, lorsque nous imaginons une scène, seulement une toute petite partie de notre intelligence sait que c’est une situation inventée. Tout le reste de l’organisme croit que c’est la réalité et se met en ordre de marche pour faire coïncider la fiction et la réalité.

Le monde du sport de haut niveau l’a bien compris aussi…

Des expériences ont montré que des sportifs qui ont pratiqué pendant quelques jours leur entraînement uniquement en imagination, ont conservé une masse musculaire très proche de ceux qui se sont réellement entraînés. Alors que ceux qui ne se sont entraînes, ni réellement, ni virtuellement, ont perdu beaucoup de masse musculaire.

L’imagination nous permet de rentrer dans un film ou dans un livre et d’éprouver des émotions réelles et fortes. Par exemple de l’inquiétude, de la peine ou de la joie pour les personnages. Alors qu’une partie de nous-même sait bien que ce sont des acteurs, ou que ce n’est que de l’encre noire et du papier pour les livres.

Les enfants débordent d’imagination. Et quand on voit à quel point elle est puissante, on comprend vite pourquoi certaines techniques d’hypnose utilisent justement ce levier de l’imagination.
Ces techniques, à base de visualisation sont très ludiques. Elles sont faciles à comprendre et faciles à utiliser. Ainsi, certaines peuvent être utilisées pour accompagner ses enfants très jeunes, d’autres aussi à des enfants un peu plus âgés et d’autres aussi à des ados.

Pas de croyances limitantes

C’est ridicule

Contrairement aux adultes, les enfants ne se posent pas certaines questions. Par exemple, ils ne se demandent pas si c’est ridicule de sentir une boule dans le ventre quand ils ont peur. Ils ne trouvent pas que c’est stupide d’imaginer d’aller dans le ventre de prendre un sabre laser pour découper cette boule et la retirer du corps.
Ainsi, ils ne mettent aucune barrière et se projettent facilement dans une histoire imaginaire. Ils font comme quand ils regardent un dessin animé. Ils vivent la scène comme s’il la vivait vraiment. Pendant ce temps-là, en arrière plan, leur intelligence inconscience effectue des changements émotionnels.
Or certains adultes, déjà à ce niveau-là, mettraient une barrière qui empêcherait tout changement possible. Ils y mettraient un obstacle en pensant que c’est simplement ridicule ou enfantin.

C’est trop facile

Là encore, les enfants n’ont pas la croyance qu’un changement ne peut pas être facile.
Il existe chez les adultes, l’idée assez répandue, qu’il faut que ça passe par un chemin difficile, qu’il faut souffrir ou forcément comprendre l’origine des problèmes émotionnels pour pouvoir les régler. Alors que c’est souvent possible, et je l’ai vu tellement de fois avec l’hypnose.
De plus, les jeunes enfants vivent dans le moment présent. Ils vivent la situation même si elle est imaginaire et laissent faire le reste sans se poser d’autres questions. L’adulte, lui, doit parfois faire face à bon nombre d’anciens conditionnements ou de croyances limitantes du genre : « si c’était aussi facile ça se saurait », « si c’était aussi facile, on apprendrait à l’école à utiliser son imagination aussi pour gérer ses émotions et tout le monde serait épanoui et détendu »… Et pourtant, je ne peux que conseiller aux adultes de retomber en enfance, dans ce cas précis pour justement outrepasser ces croyances et laisser leur intelligence changer les choses.

Je n’en suis pas capable

Beaucoup d’adultes portent sur eux-mêmes des jugements très durs, se culpabilisent constamment et ont une très faible estime d’eux-mêmes. Ils pensent être nuls ou être incapables d’acquérir des techniques, même simples, et de se faire des séances d’auto-hypnose.
Pour les jeunes enfants, on a pas besoin d’expliquer que c’est une technique ou que c’est de l’hypnose, ou autre. On les amène directement dans une histoire qu’ils inventent au fur et à mesure. Ils ne se demandent pas s’ils vont être capables d’imaginer ou de visualiser ou autre. Ils ne se demandent pas si c’est bien ou pas bien ce qu’ils imaginent. Ni c’est logique, si c’est politiquement correct, si c’est loufoque ou autre. Il leurs vient spontanément des idées, des sensations et des images, et ils les prennent telles quelles, sans jugement. Ainsi ils échappent à ces barrières, là encore, que certains adultes doivent franchir pour accéder aux possibilités de changements.

C’est trop installé pour changer

Quand certaines problématiques sont vécues pendant des années, on peut penser que c’est impossible de les faire évoluer rapidement. Or, c’est faux dans la grande majorité des cas. Par exemple, je vois régulièrement des fumeurs qui ont 20 ou 30 ans de tabac derrière eux, arrêter de fumer après une ou deux séances. La plupart des phobies chez les enfants disparaissent en une ou deux séances également, même si elles existaient depuis plusieurs années. C’est d’ailleurs aussi le cas pour bon nombre de phobies chez les adultes et même chez les séniors.
Là aussi, c’est ce genre de réflexions ou de préjugés que les enfants n’ont pas.

C’est trop tard pour changer

J’entends souvent des personnes me dire : « À mon âge, l’angoisse est trop installée », « L’habitude de me réveiller à 1h00 du matin est trop profonde »… Là encore, les jeunes enfants n’analysent pas depuis combien de temps ils ont ce problème. Ils n’essaient pas d’estimer un temps, un délai ou un âge possible pour changer. C’est un raisonnement d’adulte qui limite les possibilités internes de changement.
Justement, quels sont ces changements, quelles sont ces problématiques qui touchent les enfants ? Voici les manifestions les plus fréquentes et comment accompagner ses enfants dans ces changements.

Les difficultés chez les enfants et les ados

Les angoisses

Pour les plus jeunes que je reçois, il s’agit souvent des frayeurs nocturnes, de la peur du noir, des monstres, des fantômes ou des voleurs. Ensuite, malheureusement, il y a aussi beaucoup de phobies scolaires et/ou sociales. Celles-ci peuvent arriver très tôt dans l’âge.
On trouve aussi toutes les autres phobies (chiens, insectes, claustrophobie, peur du vide, de l’eau, etc).

Le manque de confiance, la peur du regard des autres

Il y a énormément de soucis de confiance en soi, de manière générale dans la vie ou par rapport aux résultats et examens scolaires.

Les comportements inconscients

Pour les plus jeunes, l’hypnose est très efficace pour l’énurésie (le pipi au lit).

L’angoisse que vivent les enfants leur génère parfois des tocs, des manies ou des obsessions qui les dérangent au quotidien. De même que des tics se manifestent inconsciemment (clignements des yeux, mordillement des lèvres et des ongles, bruxisme, etc).

Les problèmes de comportement alimentaire sont fréquents. Ils peuvent rencontrer des addictions (sucre, jeux vidéo, téléphone…).

On parle de plus en plus de TDA/H (Troubles du Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité) pour lesquelles l’hypnose est aussi très efficace. Elle l’est aussi pour certains troubles « DIS », en complémentarité de l’accompagnement de professionnels tels que des orthophonistes par exemple.
Pour toutes ces problématiques, effectivement, il est possible d’accompagner ses enfants en les emmenant consulter un hypnothérapeute. Il est aussi possible d’accompagner ses enfants autrement en leurs enseignants certaines techniques simples d’autohypnose. Ils pourront ainsi, eux-mêmes les appliquer. 
Avant de commencer à leur expliquer certaines techniques, je pense qu’il est bon, de manière générale, en tant que parent, d’essayer de faire en sorte d’aller bien soi-même. Effectivement, nos enfants ressentent nos angoisses et notre fatigue.

Les clés pour accompagner ses enfants

Commencer par soi avant de vouloir accompagner ses enfants

Comme je viens de le dire, les enfants perçoivent assez facilement notre état émotionnel interne.
Ainsi, s’ils perçoivent qu’une situation nous angoisse, cela peut suffire à leurs générer aussi de l’angoisse. Prenons l’exemple de l’apprentissage de la marche. Si le fait que l’enfant tombe par terre nous semble naturel et sans gravité, l’enfant le percevra certainement et se remettra debout sans pleurer. Contrairement à des parents qui pourraient être submergés par la peur qu’il se fasse mal.  

De même, notre angoisse qu’il arrive quelque chose à nos enfants peut nous faire avoir des actions que l’enfant peut interpréter comme un manque de confiance envers lui. Il peut alors parfois s’approprier ce manque de confiance. De plus, comme les enfants apprennent aussi beaucoup par mimétisme, le fait de voir ses parents vivre dans l’angoisse certaines situations peut leur apparaître normal et les amener à reproduire ces sensations.

Ces exemples sont un peu extrêmes, mais l’idée est là aussi de favoriser un climat sécurisant autour d’eux. Si, en tant que parents nous sommes en sécurité interne, cela va favoriser leur sérénité. Ainsi, notre attitude confiante et sereine peut vraiment être un atout favorable pour eux.
Alors maintenant, pour vous rassurer, sachez que vous leur avez déjà fait plusieurs fois de l’hypnose sans le savoir.

Toutes les fois où vous leur avez déjà fait de l’hypnose sans le savoir…

Cela a commencé dès leur tout premier âge. Pour reprendre l’exemple du jeune enfant qui tombe, vous vous souvenez certainement du bisou ou du souffle magique que vous leur avez appliqué sur le genou.  Cela a suffit à faire envoler la douleur et la peur. Et bien, cette suggestion positive du bisou magique à fait appel à l’imagination. Suite à quoi, l’enfant s’est calmé en quelques secondes…

La manière de nous exprimer peut aussi être très favorable ou au contraire défavorable. Et là, je reviens sur quelque chose que j’ai déjà exprimé et qui est très important : « parler en positif ».

Le « parler positif » pour accompagner ses enfants

Par exemple, il est préférable de dire « marche » plutôt que « ne cours pas ». Il est plus efficace de dire « rassure-toi » plutôt que « ne t’inquiète pas ». En fait, certaines études amènent à penser que le cerveau humain perçoit faiblement la négation dans une phrase. Ce phénomène serait d’autant plus prononcé chez les jeunes enfants. Ainsi, lorsque je dis « ne t’inquiète pas » l’enfant perçoit surtout le mot « inquiète ». Si je dis à l’enfant « ne met pas les doigts dans la prise électrique », les mots qui ressortent sont « met », « doigts » et « dans la prise ». Ou encore « arrête de douter de toi », il perçoit « doute de toi ».
Si je dis souvent “arrête de te ronger les ongles », je lui fais des suggestions hypnotiques où il percevra « ronger ongles », ce qui va empirer le phénomène. Alors que la suggestion « laisse tes ongles (ou ton pouce) tranquilles » sera beaucoup plus efficaces.

Outre le fait de valoriser au mieux les enfants, il est vraiment essentiel de leur parler toujours de manière positive. Il convient ainsi d’orienter leur attention sur le résultat à atteindre plutôt que celui à fuir. Cela est valable quand on s’exprime auprès des enfants, mais aussi quand on s’exprime auprès des adultes ! 😉

Alors maintenant j’en viens à quelques techniques simples qu’il est possible d’utiliser pour accompagner ses enfants. Avant cela il convient de valider leurs envies.

Valider leurs envies

Il suffit simplement de leur dire : « Toi, idéalement, qu’est-ce que tu voudrais à la place? » ou « Comment voudrais-tu te sentir dans cette situation? ». Puis, il convient de les laisser s’exprimer, voire de les aider à clarifier leurs envies. Il convient ensuite de reformuler, pour vérifier qu’on a bien compris ce qu’ils veulent. J’aime bien la formulation « comme si » : « Tu aimerais ressentir d’aller chez le dentiste comme si tu allais chez le coiffeur? », « Eh bien on va demander à ton cerveau de mettre ça en place à partir de maintenant ». Puis vous pouvez leur dire de fermer les yeux et les amener directement dans des souvenirs aidants. Mais aussi, dans leur imaginaire avec les astuces suivantes.

Le souvenir aidant : une excellente technique pour accompagner ses enfants

Par exemple, pour rebooster la confiance en soi, il convient de l’aider à trouver un souvenir où il a confiance en lui (même si c’est dans un tout autre contexte que celui pour lequel il manque de confiance). Posez-lui des questions sur ce souvenir et choisissez un endroit sur sa main où appuyer. Dites : « on demande à ton cerveau de te mettre un bouton de confiance à cet endroit là ».
Prendre l’index de son autre main, pour qu’il appuie lui-même sur ce bouton virtuel. Et continuer à le questionner sur son souvenir : « Comment te sentais-tu? », « Tu avais fait quoi? », « Tu étais avec qui ? », « C’était où ? », « Quand », « À quel moment de la journée? »; « Il faisait quel temps ? » et « Comment étais-tu habillé ? »… On cherche à le laisser concentré 2 ou 3 minutes sur le souvenir et les sensations agréables. Peu importe qu’il se souvienne des détails. Et pendant ce temps, il doit appuyer plein de fois sur ce bouton, pendant qu’il pense au souvenir. 

Dans les jours qui suivent, juste prendre 1 minute pour qu’il se rappelle de ce souvenir et d’appuyer plusieurs fois sur ce bouton. Le faire 5 à 7 fois en tout. Et lui dire que quand il a besoin de confiance en lui, il n’a plus qu’à appuyer directement sur son bouton quand il en aura besoin et son cerveau lui enverra de la confiance.

La technique du super héros ou la fée pour accompagner ses enfants

Une autre technique ludique est de les faire imaginer qu’ils vont à l’intérieur de leurs corps, là où les sensations sont désagréables, ou bien là où il y a le problème à régler.
L’idée est d’y faire venir un héros ou une fée qui va retirer ce qui pose problème et l’empêcher définitivement de revenir. Pour cela, il faut demander à l’enfant de penser à la situation ou au problème qui le gêne. Et le questionner sur ce qui se passe dedans. Si c’est le coeur qui bat trop vite, le héros ou la fée viennent faire un câlin au coeur. Une fois qu’il est calmé et rassuré, ils mettent une protection tout autour, pour que même dans cette situation maintenant le coeur reste calme et confortable.
« Ça ressemble à quoi la protection que le héros, ou que superman, ou que la fée, ou que toi, tu mets autour du coeur pour le protéger, pour qu’il se sente bien même dans cette situation ? ».
Une porte ? Un mur ? Une armure invisible ? Une bulle transparente ?  Idem, si c’est une boule au ventre, il ou elle vient la détruire au laser ou la sort du corps, puis installe une protection autour du ventre…

Par exemple, pour les problèmes de pipi au lit, les faire imaginer aller dans le bas du ventre et ensuite lui-même, ou son héros préféré ou sa fée peuvent ajouter un robinet pour la nuit. Il peut remplacer le réservoir de la vessie par un réservoir plus grand, ou tout autre idée que l’enfant va avoir. Par exemple d’ajouter un bouton au ¾ du réservoir, relié à un fil qui déclenche une sonnerie dans le cerveau pour le réveiller…

Une fois la petite histoire imaginaire créée, il suffira de la ré-enclencher plusieurs fois avec l’enfant dans les jours suivants…

J’aime bien la ré-enclencher, juste avant l’endormissement, pour favoriser l’action nocturne du cerveau. Parfois, il conviendra d’améliorer ou de renforcer des choses si besoin (renforcer le mur, ajouter des caméras avec des lasers ou un ventilateur, etc). Parfois, dès le lendemain c’est réglé et d’autres fois il conviendra de recommencer jusqu’à ce que la manifestation ait disparu (draps secs au matin, enfant serein en présence d’un chien, d’une guêpe, ou d’une récitation à dire devant les autres, etc).

Certains jeunes qui manquent de confiance, s’imaginent que quelles que soient leurs actions, ils vont déclencher un scénario catastrophe (jugements, moqueries, sanctions des autres…). Vous pouvez les faire voyager à l’endroit du cerveau où se déclenchent ces vidéos catastrophe. Amenez-les alors à leur faire retirer ou détruire (eux-même ou leur héros…) toutes ces vidéos catastrophe pour ne laisser, dorénavant, que les vidéos colorées où tout se passe bien, et où tout finit bien pour eux.

Vous pouvez utiliser cette technique si vous êtes absolument certain de ce que veut l’enfant.
Autant, il est évident qu’ils veulent se débarrasser des cauchemars terrifiants. Pour autant, ranger leur chambre n’a peut être pas de sens pour eux. Dans ce dernier cas, ça n’aura aucun effet. L’enfant doit avoir envie du changement pour que cela fonctionne. Ainsi, avec son imagination, l’enfant, son super-héros ou sa fée, fait disparaître la sensation physique, et donc l’émotion associée à cette sensation. 
Ces techniques peuvent s’utiliser avec les tout jeunes, dès qu’ils peuvent exprimer leurs envies ou leurs gênes, comme avec les ados, et les adultes.

Accompagner ses enfants, mais aussi ses ados

Pour vos jeunes ados, s’ils vous semblent être capables de se poser 5 minutes, vous pouvez leur apprendre une technique de visualisation. Ils n’auront qu’à fermer les yeux et imaginer que se déroule, devant leurs yeux, la version idéale de se ressentir dans telle ou telle situation. C’est comme un projecteur qui projette le film avec les images (sans le son).
On le ou la voit en cours, le jour de l’interro ou de l’examen, à l’oral ou à l’écrit. Il ou elle se voit échanger avec le prof qui pose des questions, d’abord faciles, puis plus difficiles. Ou bien, il ou elle se voit écrire aisément sur sa copie. On comprend à l’image que les idées viennent facilement, que ce sont les bonnes et que la confiance reste à au moins 9/10 quoi qu’il arrive. Il est important d’aller jusqu’à la fin de l’histoire qui se termine bien. Où, il ou elle se voit sortir de la salle et être content(e), fier(e) de soi ! 

L’adolescent(e) à partir de 12/13 ans peut commencer ses séances d’imagination sur des problématiques légères au début, et puis petit à petit, aller sur des problématiques plus envahissantes.
Ces quelques astuces sont un aperçu parmi la multitude de techniques que regroupe l’autohypnose. En grande partie, elles sont très ludiques, et faciles à comprendre et à utiliser.

Finalement, pour accompagner ses enfants…

Nous pouvons faire plein de choses au quotidien. Lorsqu’ils deviennent ados ou jeunes adultes, nous pouvons faire en sorte qu’ils nous voient comme des ressources et gagnent en autonomie.
Accompagner ses enfants progressivement à des pratiques comme l’autohypnose, c’est aussi accompagner ses enfants vers l’autonomie, la confiance, et la sérénité.

J’ai encore une astuce pour vous les parents !

Restez connectés à la partie de vous-même qui est encore connectée avec l’enfant que vous avez été (ou que vous auriez dû être, pour ceux et celles d’entre vous qui avez eu une enfance difficile, voire volée…). Cela veut dire, (re)devenez l’enfant libre d’imaginer la vie dont il rêve ! Redevenez l’enfant qui n’a pas encore « d’à-prioris », ni de jugements sur lui-même et le reste. Jetez vos croyances limitantes. Faites le tri dans vos valeurs et conditionnements pour ne garder que ce qui vous correspond vraiment. Au dosage qui vous convient le mieux (transformer une angoisse en simple vigilance, réduire le niveau d’exigence au niveau qui vous semble le plus épanouissant pour vous…).

Si vous vous autorisez l’imagination et si vous avez les yeux rivés uniquement sur les croyances aidantes, vos séances seront bien plus efficaces encore ! Et vous mèneront progressivement vers l’épanouissement !

À tout bientôt !

Elisabeth


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    Elisabeth GREFFIER

    Je pratique l'hypnose et l'autohypnose depuis 10 ans. J'ai décidé m'y consacrer complètement. J'ai à cœur de partager tout cela avec vous ! Il est temps que vous ayez, vous aussi, cet outil personnel qui va rendre votre vie facile et sereine.